Soir de match : Paris Volley – Montpellier UC.

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Dans le sport, tout peut aller très vite. Il y a juste trois mois, j’avais assisté au match aller Montpellier – Paris Volley. Montpellier avait battu Paris 3 à 0 et abordait la fin des matchs aller à une prometteuse troisième place. A contrario les parisiens voyaient s’approcher fortement les équipes relégables avec deux déplacements terrifiants à Ajaccio et Narbonne à venir… Depuis ce mois de décembre beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, ou plutôt de balles ont été échangées sur les parquets de ligue A. Si Montpellier, diminué par les blessures, a lentement rétrogradé au classement, Paris a, au contraire, par des succès probants et un niveau de jeu enfin régulier su retrouver un standing plus conforme à son potentiel.

Ce soir donc, Montpellier, 8eme recevait le Paris Volley 9eme avec en jeu, l’ultime billet pour les play-off. Avec la règle du set average particulier, deux set remportés suffisaient aux montpellierains pour se qualifier. Si la rencontre pouvait s’annoncer serrée, il n’y a pas eu de suspens. Les hommes de Dorian Rougeyron ont exécuté ceux d’Arnaud Josserand 3 à 0 sans trembler et menant de bout en bout. Je vous fais partager mon analyse de la rencontre.

Lyneel relance comme il peut une balle mal réceptionnée par Montpellier.

Le jeu et les joueurs, le Paris Volley dans le sillage de Todor Skrimov.

Lorsque vous faites 1m88, difficile de penser que vous pouvez être l’un des meilleurs attaquants de pointe de ligue A. C’est pourtant ce qu’est devenu Todor Skrimov. Par interim l’an passé, avec la blessure de Jiri Novak et de plein exercice cette saison, en complémentarité avec le jeune autrichien Thomas Zass. Contre Montpellier, Todor Skrimov a montré l’étalage de son talent. Des missiles en bout de filet qui ratent rarement leur cible, une très grosse puissance au service et une capacité à détruire une défense par la répétition des assauts et enfin des automatismes trouvés avec Josh Howatson, le passeur parisien qui permettent de désormais régaler les spectateurs d’attaques en pipe aussi belle à voir que difficile à arrêter.
Todor Skrimov, s’est transformé en cette année 2012 en joueur majeur. Montpellier en a subi les conséquences samedi soir, avec pour symbole la terrifiante série de service du 3eme set qui a définitivement abattu les joueurs de l’Hérault.

Sérieux et concentrés les parisiens sentent qu'ils tiennent le bon bout.

Bien sûr, nous sommes en volley et Todor Skrimov n’est pas tout seul. La réussite de Paris en cette fin de saison tient également à la montée en puissance de Josuah « Josh » Howatson. Le passeur de Paris volley et de l’équipe nationale canadienne est un joueur précieux. Précis dans sa distribution, il offre ce « fighting spirit » anglo saxon qui ne le fait pas hésiter à passer une seconde main sur un moment clef ou tenter un service de feu en fin de set. Qualité non négligeable, ce n’est pas non plus le genre de passeur à vouloir servir quinze fois le même joueur jusqu’à ce que ce dernier réussisse enfin une attaque gagnante. Il fait travailler toute l’équipe Zass-Skrimov en priorité, mais son entente avec le letton Celitans a également offert une vraie solution au centre.

Enfin, Emmanuel Ragondet, venu à Paris pour se remotiver après six ans passés à l’Arago a réussi une belle saison. Il offre le profil d’un joueur de complément efficace en attaque comme en réception, avec ce qu’il faut d’expérience et de « vice » dans le jeu pour achever de déstabiliser un adversaire ou faire un point important.

Les parisiens se congratulent, par cette victoire ils viennent de se qualifier pour les play-off.

Côté montpellierain, l’équipe présente une belle allure sur le papier, Gromanowski, Duhagon et Schneider offrent une puissance de feu appréciable, le tout complété par le prometteur Julien Lyneel et servi par le régulier Le Marrec. Le public de Charlety a eu un aperçu de cette qualité en début de rencontre. Malheureusement pour eux, les montpellierains ont montré sur ce match, ce qui était un des gros travers du Paris Volley aux matchs aller, une irrégularité dans la qualité de jeu d’un set à l’autre. Dans une rencontre décisive pour les play-off, cela ne pardonne pas et le score 3 à 0 paraît logique au vu de la physionomie de la rencontre (les parisiens ont mené au score de bout en bout).

Les joueurs montpellierains durant un temps mort.

En l’absence de play-off en volley dans la Préfecture de l’Hérault, le public local pourra se consoler en allant encourager l’Arago 😉 mais surtout en allant supporter son équipe de water-polo qui a toutes les chances de lui offrir une très, très grande joie cette année avec le titre national.

Le Paris Volley quant à lui se prépare à affronter une gros morceau, avec Tours, premier de la phase régulière. Cette confrontation ne sera que du bonus pour les joueurs de la capitale.

Yannick, le Docteur ès sport.

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