Projet de fusion Arago de Sète – MUC, jusqu’au bout de l’ineptie ?

Non à la fusion Arago-MUC
Le sport a ceci de magiqueque sa dimension culture transcende les époques et permet aux amateurs de sport de bénéficier d’un héritage qui parfois s’est construit sur des dizaines d’années.

Dans mon articles précédent je parlais de la triste disparition du club de basket de Saint Brieuc, le COB. Il n’y a donc rien de pire que quand des décideurs qui n’ont aucune culture sportive veulent se mettre à réorganiser le domaine sportif.

Certains décideurs souhaitent faire fusionner les clubs de Sète et de Montpellier en volley. Cela soulève un tollé général à Sète au point que les supporters de Sète ont fait grève à l’occasion de la rencontre de samedi dernier contre Tourcoing.
L’idée étant d’avoir un seul club capable de jouer les premiers rôles en volley, plutôt que deux clubs moyens, et au passage de réaliser des économies pour les collectivité car dans ce genre de fusion les subventions versées à la nouvelle entitée sont rarement égales à la sommes des subsides versés précédemment.

Si cette idée peut paraître séduisante d’un point de vue purement théorique, elle illustre une absence de culture sportive.En effet, l’Arago de Sète, tout comme le MUC ont des palmarès qui forcent le respect et qui rendraient heureux beaucoup de clubs de volley de grandes villes.

Ensuite, les fusions de ces deux clubs cinquantenaires est une ineptie totale.

  • D’abord parce qu’il y a le facteur distance entre les deux salles (40 km) qui est un obstacle physique insurmontable (personnellement, un soir d’hiver je n’irai jamais faire 40 km pour aller voir jouer ce club de volley s’il n’évolue pas à Sète et que ce n’est pas l’Arago).
  • Ensuite, ces deux clubs sont radicalement différents par leur culture et leur environnement. Montpellier est un club universitaire, dont le public est fortement étudiant et souvent de passage.
  • Enfin parce que ce type de fusion a rarement donné des résultats probants d’un point de vu sportif. Le budget d’un club est une chose, son bon fonctionnement sur le plan sportif en est une autre, et c’est une alchimie qui ne s’achète pas.

Parmi les échecs récents de fusions sportives lancées sur le même type l’on peut citer le Paris-Levallois en basket, relégué dès l’année de sa fusion avec pourtant le 2eme plus gros budget du championnat de pro A et celui du basket féminin à Valenciennes.

L’on pourrait objecter que le Paris volley illustre a contrario une fusion réussie.
A cet argument, je répondrai, pour fréquenter la salle Charpy, que le Paris volley (fusion du PUC et du PSG Volley) c’était une fusion sur le papier, mais dans les faits n’a plus de réalité 10 ans après : le club joue dans la salle du PUC (décorée aux couleurs du PUC…),  devant le public du PUC et avec le logo du PUC sur le maillot. Cherchez bien, vous ne trouverez aucun vestige du feu PSG volley…
C’est ce qui au mieux arrivera à cette nouvelle entitée issue de la fusion, la disparition d’une des deux entités la composant absorbée par l’autre.

Donc pitié pour l’héritage culturel et sportif que constituent le MUC et l’Arago, s’il vous plait Messieurs les décideurs ne poussez pas l’ineptie jusqu’au bout.

Yannick, le Docteur ès sport.

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>>  Soir de match : Arago de Sète – Saint Brieuc.
>>  Soir de match : USM Malakoff – Saint Brieuc Basket.

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