Soir de match : Paris Volley – Nice Volley Ball.

Alex Damio, l'attaquant de pointe niçois.

Mardi soir, le Paris volley recevait la formation niçoise dans sa salle. Une occasion rêvée pour empocher 3 pt et se retrouver en position de force avant la dernière ligne droite du championnat. Malheureusement pour les parisiens, la soirée s’est encore soldée par une contre performance face aux coéquipiers d’Alex Damiao. Les niçois se sont imposés 3 à 0 à l’issue d’une performance très décevante des parisiens.

Alex Damiao, l'attaquant de pointe niçois.

Le Nice VB, un classique de pro A.

Le Nice VB, c’est pour moi l’une des formations “type” de pro A.  Une équipe qui ne va pas forcément jouer les premiers rôles mais que l’on ne bat pas facilement. Après un passage en pro B ces dernières saisons, les niçois retrouvent l’élite du volley français avec l’ambition de se maintenir. Sauf catastrophe, l’objectif devrait être atteint, car les hommes de Léonard Baric ont une marge de sécurité par rapport aux équipes de queue de classement.

Le contre niçois est pris de vitesse par une attaque au centre de Smercka.

Le jeu et les joueurs : la filière seychelloise.

Mais la grande attraction de Nice cette saison, est la présence de deux joueurs seychellois dans son effectif. Ian

Alex Damiao, Rodney Ah-Kong, Ian Furneau.

Furneau et Rodney Ah-Kong ont des physiques clairement impressionnants. Des jambes d’échassier, des bras immenses, ils ont tout pour devenir des terreurs des filets.
En action, leur taille est un clair atout, toutefois, j’ai trouvé qu’Ah-Kong manquait un peu de toucher. De plus, sur les postes bas, ils peuvent servir de cible pour les serveurs adverses s’ils sont mal protégés par leurs partenaires. Au cours du match, les parisiens ont commencé à chercher Furneau, et j’ai senti le moment ou cela allait mal tourner pour le niçois sur une série de Smercka.

Autre profil intéressant du collectif niçois le brésilien Damiao qui a roulé sa bosse dans pas mal de clubs (Italie, Pologne, Israël) est également un des atouts de l’équipe. Toutefois, je trouve qu’il n’est pas forcément extrêmement puissant pour un joueur de son gabarit si on le compare au parisien Gromanovski ou à Junod Mistoco qui le sont beaucoup plus avec quelques centimètres en moins.

Côté parisien, Mauricio Paes avait fait tourner son effectif en donnant la possibilité à Todor Skrimov et Félix Fisher d’être titulaires. Malheureusement, cette équipe a totalement craqué à la réception entraînant une déliquescence de son jeu. Elle s’incline finalement 3 à 0 devant des niçois qui n’en demandaient pas tant.

Yannick, le Docteur ès sport

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2 Responses to “Soir de match : Paris Volley – Nice Volley Ball.”

  1. MikaDor says:

    Je suis d’accord sur ton analyse de l’équipe niçoise. Une équipe difficile à manœuvrer. Poitiers s’est aussi cassé les dents dans la salle chaude de Palmeira 3-0. Les niçois réussissent une belle saison pour un promu. Leur recette : faire confiance à ceux qui ont permis la montée en ligue A (Kraska, Mrozek, Furneau, Ah-Kong ou encore Zimakijevič) et ajouter une touche d’expérience avec Jokanović (bon passeur très sobre qui a fait le bonheur de Beauvais ces dernières années) et Damiao. On a dit beaucoup de bien sur ce dernier en début de saison mais sur ses dernières prestations, je l’ai, comme toi, pas trouvé exceptionnel. A sa décharge, il joue blessé actuellement (à l’épaule) et retarde la date de son opération pour permettre à son club de finir dans de bonnes conditions. Et puis quand on fait 2m06, on est un peu moins mobile donc l’effet visuel donné est moins impressionnante. N’empêche que la belle saison des niçois, c’est en grande partie grâce à ses performances.
    Nice joue avec enthousiasme et s’appuie sur la hauteur de Birau et Damiao. Mais l’équipe manque cruellement de variété. De plus, je trouve le libéro assez moyen pour ce niveau.

    Quand à Paris, c’est la débandade totale. Dire qu’à la 10ème journée, après une victoire au Barou sur Sète 3-0, ils en étaient à 8 victoires pour 2 défaites. Depuis ils ont enchainé les contre-performances (13 défaites pour 5 victoires soit à peine mieux que les 4 dernière équipe luttant pour le maintien). Les joueurs n’ont plus confiance et je pense que la plupart attendent la fin de saison avec impatience. Fin de cycle. Quel dommage. Avec Bazin, Novak ou Gromadowski, on était en mesure d’attendre autre chose d’un tel effectif. Paes avait raison lorsqu’il émettait des doutes sur son équipe en début de saison. Je pense surtout qu’il a manqué un gros recep-attaque sur la saison pour épauler Novak qui n’est plus tout jeune. J’aurais peut être misé sur Skrimov mais 19 ans, c’est très (trop) jeune pour assumer une telle pression. N’est pas Earvin N’Gapeth qui veut. A moins d’un miracle, les parisiens ne seront pas en play-offs. Et si c’était le cas, ils ne passeraient pas l’ogre tourangeau.

  2. yann says:

    Oui Mika, je rejoins ton analyse sur Nice et surtout sur Paris. Et dire qu’ils ont mis 3 à 0 à l’Arago, je n’avais pu vu le match mais d’après mes indics l’Arago avait été un peu tétanisé et Gromanovski très en verve ce soir là.

    Pour Paris, il a manqué un réceptionneur attaquant (Rivera n’a pas été vraiment remplacé) et aussi un bon libéro.

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